J’habite à l’Aiguillette, commune de Mouzillon. En tant que commercial, j’ai eu une vie professionnelle assez sédentaire, avec des milliers de kilomètres au compteur, mais toujours en voiture. J’ai toujours fait un peu de vélo, mais plutôt le dimanche. Il y a peu j’ai changé de métier et je suis devenu conducteur de bus. Mon dépôt étant à deux kilomètres de la maison, je me suis dit que ce serait idiot de prendre ma voiture pour un trajet si court. J’ai donc investi dans un vélo pliant, bien pratique à mettre en soute pendant mes trajets en bus ou à transporter dans le tram-train pour aller à Nantes. J’y ai vraiment pris goût, même en hiver et même quand il gèle. C’est un outil de travail très pratique mais aussi très agréable. Aujourd’hui je n’hésite pas à prendre mon vélo pour aller faire des courses à Clisson, ou aller voir mon médecin, qui m’a d’ailleurs appris que j’avais récupéré de la capacité pulmonaire depuis que je m’y suis remis ! J’adore me balader dans le vignoble l’été. Aux beaux jours, il m’est même arrivé de pousser jusqu’à Vertou pour rendre visite à mon petit fils. En un an j’ai pratiquement fait 1200 kilomètres

Ce qui manque ou ce qu’il faudrait améliorer sur le territoire ?

En tant que cycliste mouzillonais, je ne peux me rendre ni à Vallet ni à Clisson par la route départementale, c’est beaucoup trop dangereux. Il n’y a pas de pistes cyclables alors que la route est suffisamment large pour en créer. Avec tous les camions qui empruntent ce tronçon (Vallet-Clisson), on joue souvent sa vie. Le cycliste motivé doit se casser la tête pour trouver des itinéraires bis dans les vignes, ce qui rallonge fortement les trajets. Cela en décourage certains. Il y a vraiment beaucoup à faire sur cet itinéraire, parce qu’il est structurant dans la desserte du vignoble, donc très emprunté. Les propositions sont donc très attendues.
Pour y aller fréquemment, je dois reconnaître que Nantes est particulièrement bien dotée en pistes cyclables, ce qui rend le sous-équipement du vignoble encore plus criant par contraste. De manière générale il manque un maillage des liaisons intercommunales dédié au vélo correctement sécurisé.

A quel endroit y a t-il eu un ressenti de danger ?

Pour les cyclistes, je trouve que les ronds-points et les passages piétons sont les zones les plus dangereuses. Il faut aussi reconnaître que les cyclistes ne sont pas tous exemplaires. J’en croise souvent qui roulent avec leurs oreillettes (c’est interdit) ou qui roulent en groupe, non pas en file indienne comme il se doit mais en occupant toute la largeur de la route. Chacun doit faire des efforts pour rendre la route plus sûre.

Ce qui fonctionne bien

Rien à dire en ce qui concerne l’aménagement des gares (Le Pallet, Gorges, Clisson) qui sont maintenant bien équipées. Je remarque qu’il y a un effort pour que les ascenseurs de la gare de Clisson soient réparés si ils tombent en panne. De ce côté là, les choses vont dans le bon sens.

Des idées ou des suggestions ?

Certaines communes du vignoble ont investi dans des bornes de rechargement électrique pour les voitures, mais je pense que dans les années à venir il faudra penser à faire la même chose pour les vélos.

Des projets côté vélo

J’aimerais investir dans une petite remorque pour balader mon petit-fils dans les prochaines années.

Ce qu’il attend d’une association comme Place Au Vélo ?

J’attends que l’association soit un vrai interlocuteur des élus et des décideurs. Et qu’elle les invite à venir faire une randonnée à vélo dans le vignoble pour qu’ils constatent par eux-mêmes tous les problèmes rencontrés par les cyclistes sur le terrain. Et ainsi se rendre compte de toutes les améliorations qui pourraient être conduites pour sécuriser et développer l’usage du vélo sur le vignoble. Décider de construire des pistes cyclables en réunion c’est bien, le faire après avoir être venu voir sur le terrain et s’être mis à la place des cyclistes, c’est mieux !

Détail de son équipement

Son vélo
J’ai choisi un Nakamura Flex 100 à assistance électrique, acheté chez Intersport. Bien que son nom sonne japonais, c’est un vélo 100% français, fabriqué en Loire-Atlantique, à la Manufacture française du cycle de Machecoul. J’ai acheté un vélo pliant car je voulais pouvoir le transporter facilement dans le tram-train et dans mon bus. Et l’assistance électrique m’aide agréablement dans les côtes.

Ses accessoires :

  • deux casques (un hiver plus couvrant, un été plus léger)
  • des éclairages indépendants (avant/ arrière) à accrocher au vélo
  • un gilet jaune
  • un sandow pour transporter des affaires
  • des lunettes
  • une cape de pluie avec visière

Accessoire qu’il recommande
Le bonnet lumineux qui rajoute de l’éclairage la nuit ou en fin de journée. Un compromis astucieux entre chaleur et visibilité.

Un rétroviseur
Un petit rétroviseur qui s’installe sur le casque. Beaucoup de sécurité pour un petit accessoire qui vaut une dizaine d’euros sur internet.